L’Australie, le commencement.

L’AUSTRALIE, LE COMMENCEMENT.

L'Australie, le commencement.

J’ai écrit un récit de 132 pages sur l’Australie. Je l’ai édité en un unique exemplaire, pour Pauline, celle qui a vécu cette expérience avec moi. 

C’est beaucoup 132 pages. Je ne suis pas un amoureux des mots et je n’ai encore moins la prétention d’être un “écrivain” mais, à l’heure actuelle, l’Australie constitue l’étape la plus marquante de ma vie. 

C’est pourquoi je me devais d’immortaliser cette parenthèse de 8 mois

Voici les premières lignes de ce récit : 

“ Nous voici le 5 Octobre 2016. Le jour-J, la date symbolique d’un projet longuement préparé et imaginé des mois auparavant. D’une idée venue de Pauline se transformant en une décision, d’une proposition devenant une confirmation et d’une préparation aboutissant sur une réalisation, nous nous retrouvions donc en ce matin du 5 Octobre à l’aéroport parisien Charles de Gaulle, mains dans la main et la boule au ventre, à quelques instants de quitter nos familles respectives, nos amis, nos habitudes et nos repères, à quelques instants de partir pour l’inconnu, le bout du monde, l’Australie.

Pour cette dernière matinée française, mes parents ainsi que la maman de Pauline étaient du voyage pour nos accompagner à l’aéroport. Sur la route, l’ambiance était pesante. Quelques questions, posées une infinité de fois auparavant venaient interrompre un silence glacial occupant une grande partie du trajet, et définissant parfaitement l’angoisse et la peur, ressentie par nos parents respectifs, à l’idée de laisser partir leurs enfants à plusieurs milliers de kilomètres de la France.

Une fois arrivés à l’aéroport, nous entamions les démarches pour enregistrer nos bagages ainsi que nos billets. Cette étape passée, nous marchions le pas lourd, l’esprit tiraillé par la peur des aux revoir, jusqu’au moment ou notre porte d’embarquement se présentait devant nous.

A partir de ce moment, c’est le cœur serré que nous serrions nos parents respectifs dans nos bras, et descendions les marches menant vers notre porte d’embarquement, ne manquant pas de se retourner plusieurs fois, pour regarder une dernière fois nos parents que nous retrouverons seulement 8 mois plus tard.

Le moment délicat et éprouvant émotionnellement des «Au revoir » passé, nous nous nous retrouvions seuls, se regardant et se demandant ce que nous étions en train de faire, livrés à nous même, mais avec un sentiment de liberté et une envie de décoller pour de bon pour cette aventure de 8 mois aux antipodes de notre pays. (…)”

Arriver à Sydney, trouver un travail, profiter de la ville et ces alentours pendant près de 3 mois. Faire des rencontres, découvrir et apprendre de soi.

Puis économiser pour pouvoir partir de la ville. Acheter un 4×4, parcourir 10 000km de l’Est au Sud en passant par le coeur du pays, vivre des expériences uniques comme voir un kangourou, sauter en parachute au dessus de la Grande Barrière de Corail, découvrir Uluru quand le soleil d’une fin de journée tombe sur ce rocher monumental à l’apparence unique.

Tant d’expériences qui laissent des traces. 

Dans le bon sens du terme. Au delà de découvrir des lieux, on y découvre aussi une mentalité. Différente de la mentalité française. Basée sur la tolérance et la bienveillance, qui nous fait réfléchir et nous fait grandir sur l’approche qu’on peut avoir avec les autres. 

Le redondant proverbe qui dit que “Les voyages forment la jeunesse” me parle malgré tout. Il y aura eu un avant et un après Australie, dans ma façon d’être, ma façon de penser et de percevoir le monde. 

Bref, l’Australie est l’expérience la plus marquante de ma vie. 

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